vendredi 1 mai 2015

Bali : Les plages de Pemuteran et Amed

Suite à la découverte de l'île de Java, nous poursuivons notre périple en Indonésie, direction Bali !

Afin d'échapper à la foule de touristes, nous prenons la décision de nous rendre dans le nord de l'île, décrit comme plus sauvage.

Pour cela, nous embarquons sur un ferry depuis la ville de Banyuwangi. Rien de plus facile ! Pour environ 1 euro, on s'acquitte de 2 tickets pour la traversée. En moins d'une heure, nous avons rejoint la rive d'en face. Dix minutes de marche et nous arrivons à la gare des bus. En quelques secondes, nous trouvons un bus pour Pemuteran, notre première destination sur Bali.

Nous arrivons sans encombre et trouvons facilement une guest-house. Nous logeons chez une famille balinaise très accueillante et aux petits soins. Notre chambre est spacieuse, propre et le lit est vraiment confortable ! On va pourvoir bien se reposer après ces derniers jours passés à courir. 

Au total, nous passerons 3 jours dans cette petite ville. La plage, de sable noir, est agréable. Il n'y a pas beaucoup de monde. Seul problème: la pluie. En effet, nous n'avons pas de chance de ce coté là ! 





Nous parvenons toutefois à profiter de l'endroit. Durant notre séjour, nous avons pu découvrir rapidement les fonds marins entre deux averses. Le site de snorkelling est plutôt pas mal, il y a bon nombre de poissons colorés. 


Après ces quelques jours passés à Pemuteran, nous partons à l'extrême est de Bali, direction Amed. 
Sur la route, les paysages, très verdoyants, sont vraiment magnifiques. On en prend plein la vue !
Quelques heures plus tard, nous nous sommes installés. 

Nous avons également séjourné 3 jours à Amed. 
Le soleil n'étant toujours pas au rendez-vous, nous décidons d'aller faire une petite randonnée dans la montagne. Le panorama est très beau. 


Après 2 heures de marche, nous allons nous restaurer dans une petite gargote perdue en haut de la montagne. 



Comme d'habitude, on est très bien accueilli par les propriétaires des lieux. Le repas est simple mais efficace ! 

Même les chèvres en ont marre de la pluie !


Une fois redescendus à notre guest house, Jeremy se rend compte en vidant le sac à dos que Marion a laissé son portable dedans. Résultat, il baigne dans 3 cm d'eau... Il ne se rallumera jamais !

Le reste du temps, nous avons essayé de profiter de la plage. Le dernier jour, la pluie cesse enfin. On y croyait plus !



Une poule parmi tant d'autres qui caquette au bord de la mer. On se croirait dans une basse-cour. 



Ainsi s'achève notre visite du nord de Bali. Les deux villes que nous avons découverte ont répondu à nos attentes. Nous retournerons dans le sud de Bali en fin de voyage. 
Maintenant, nous partons pour l'île de Lombok.  

dimanche 26 avril 2015

Java : Le mont Bromo et le volcan Kawah Ijen

Après la visite des sites culturels, nous allons en direction de l'est de l'île de Java pour découvrir le mont Bromo. Culminant à 2 329 mètres, l'ascension de ce volcan sacré restera un de nos meilleurs souvenirs de voyage. 

Nous quittons donc la ville de Yogyakarta dans la matinée pour rejoindre Probolinggo, ville dans laquelle nous ne nous attarderons pas. En effet, il ne s'agit que d'une étape pour pourvoir rejoindre le volcan. Le lendemain matin, nous quittons donc Probolinggo après avoir attendu 2 bonnes heures que notre bémo (genre de mini bus) se remplisse. Pendant ce temps, nous sympathisons avec Fanny et Pierrot, un couple de marseillais qui comme nous prévoit de réaliser l'ascension du volcan. 
En début d'après midi nous arrivons dans la village de Cemoro Lawang, situé à coté du mont. 
Nous avons d'ailleurs une superbe vue sur ce dernier à quelques mètres de notre guest-house. 


Le village est vraiment agréable, il n'y a pas beaucoup de touristes et l'altitude a rafraichie la température. Nous passons l'après-midi au chaud sur le canapé de notre guest-house. 
Nous effectuerons l'ascension du volcan cette nuit, aux alentours de 4h du matin, pour pouvoir admirer le lever du soleil depuis le sommet.

Nous passons la soirée en compagnie des 2 marseillais, à jouer aux cartes en sirotant des boissons chaudes. On se paye de bonnes tranches de rire !

À 3h30 du matin le réveil sonne, c'est parti. 
Pour voir le lever du soleil, 2 choix s'offrent à nous:
- soit remonter le route principale jusqu'au point de vue aménagé qui surplombe le volcan (et dans se cas là, payer 20 euros par tête)
- ou bien descendre directement par un petit chemin en direction du mont Bromo et monter sur son sommet (et dans ce cas, ne pas débourser une roupie et en prime éviter la horde de touristes). 
Le choix est vite fait !

Nous suivons donc nos nouveaux amis qui avaient préalablement repéré le chemin gratuit. Manque de chance, un gardien nous repère et nous demande nos tickets. On rebrousse chemin et on finit par trouver la bonne route. Nous voila tous les 4, en pleine nuit, avec une seule lampe frontale (la notre nous ayant lâché au début de la rando), à descendre en direction du volcan. Il pleut légèrement et le sol est glissant. 

Vers 5h45, le soleil commence à se lever. Nous sommes quasiment les seuls sur le site, la pluie a cessé. Le paysage s'éclaire doucement, dans des couleurs roses-orangées,  le moment est vraiment beau.



Jeremy, Pierrot et Fanny qui tapent la pose. 



Le cratère du Bromo: 800 mètres de diamètre pour 200 mètres de profondeur.


Le temple en haut du sommet, avec la statuette de Ganesh. Chaque année, les villageois font des offrandes aux Dieux du volcan, ils balancent notamment des poulets vivants dans le cratère !


Vue sur le monastère installé dans la vallée du volcan. Attention aux éruptions volcaniques !


Vers 6h30, nous redescendons du volcan et rentrons à notre guest-house. 
Vers 9h00, nous sommes prêts à quitter les lieux, malheureusement, notre bemo n'est pas rempli et le conducteur ne veut pas partir. Nous attendrons jusqu'à 11h30 pour finalement avoir 2 personnes en plus et payer le prix fort.

Nous retournons à Probolinggo où nous passons la nuit. Autant vous dire que cette ville n'a aucun intérêt, de plus, les guest-houses ne sont vraiment pas propres ! On se souvient tous de celle à 5euros, sans douche (!) et dans un état de propreté plus que douteux.   

Le lendemain matin, toujours avec nos amis du sud, nous prenons la direction du volcan Kawah Ijen, mondialement connu pour l'exploitation de son souffre. 

Arrivés à la station de bus, un homme nous propose de nous y emmener avec son bemo, la route est directe et le prix nous parait raisonnable. Le véhicule se rempli de touristes, on comprend vite qu'ils ont investi dans un package tout compris pour effectuer l'ascension du volcan. 

Nous arrivons en début d'après midi dans le village prévu. C'est là que ça commence à se compliquer. 
L'homme qui nous a conduit ici nous informe que le prix de la chambre est de 15 euros (bien trop cher pour ce que c'est) et qu'en plus, on a pas le choix ! Il n'y a aucun autre endroit pour dormir ici. 
Ensuite, il nous explique que si on veut aller voir le volcan, il faut payer 20 euros chacun, guide inclu. On lui explique qu'on ne veut pas de guide, juste une voiture pour nous emmener au départ de la randonnée, située à une dizaine de kilomètres de là. Il nous explique que ce n'est pas possible. On essaye de négocier, mais il ne veut rien savoir. 
Le pire, c'est que le départ pour l'ascension est à 1h00 du matin ! On paye donc une chambre que l'on utilisera presque pas ! 
Après une longue hésitation, on a pas le choix. Soit on accepte, soit on reste à l'hôtel. On est vraiment dégouté, ça sent la grosse arnaque. 

Comme prévu, à 1h00 du matin, on toque à notre porte. Après quelques minutes de route, nous arrivons au point de départ du circuit. Et là, c'est rempli de touristes ! On commence l'ascension et on se rend vite compte de l'inutilité du guide... Grosse arnaque ! 
En approchant du sommet, la gorge et les yeux commencent à nous piquer, c'est à cause du souffre qui s'échappe du cratère. Un porteur de souffre nous propose à chacun un masque à gaz, très utile pour pouvoir respirer. Bien évidement, ce n'est pas gratuit, encore ça à payer !
Arrivés en haut du sommet, nous décidons de suivre les porteurs de souffre dans le cratère, pour pouvoir observer leur travail. C'est également là que se trouvent les "blue fire", ou lumières bleues. C'est en partie pour cela que nous sommes ici à cette heure matinale. Et ben, grosse déception. On ne voit que 3 pauvres lumières bleues, en plus la fumée nous prend à la gorge, c'est vraiment irrespirable !

Ci-dessous, les porteurs de souffre, en plein travail. Dans un premier temps, ils balancent de l'eau froide sur le souffre qui jaillit à l'état liquide à 120 degrés. Ensuite ils ramassent ce dernier devenu solide. Ils redescendent à leur campement, chargés avec pas moins de 60 à 80 kg sur le dos. Très impressionnant ! Bien entendu, aucun n'a l'équipement adapté, certains sont même en tongs. Arrivés au campement, leur charge est pesée. Ils gagnent environ 250 roupies par kg ( soit environ 0,018 centimes d'euros). Ils réalisent en général 2 voyages. Ils peuvent donc espérer gagner 40 000 roupies par jour, dans le meilleur des cas.

Soit dit en passant, nous avons payé pas moins de 920 000 roupies par couple (transport, nuit et ascension du volcan) pour réaliser cette activité... 


Une fois le soleil levé, les couleurs du paysage apparaissent. 

On en profite pour immortaliser le moment. Grande classe avec les masques à gaz !


Nous découvrons le lac, d'une eau turquoise, notamment composé d'acide chlorhydrique. Autant vous dire que la baignade est interdite !



Nous remontons tranquillement en haut du volcan, en mangeant au passage pas mal de souffre !

Le chemin du retour nous permet de découvrir les paysages qui sont très beaux.


Au final, nous avons été un poil déçus, surtout vu le prix qu'on a payé ! 

En bas, notre chauffeur nous attend. Nous repartons en direction de Banyuwangi, ville où se trouve l'embarcadère pour Bali. C'est ici que nous quittons Fanny et Pierrot, après 4 jours de voyage ensemble. Nous, nous partons pour Bali, eux restent sur l'ile de Java.

Prochaine étape de notre voyage, le nord de Bali !

mercredi 22 avril 2015

Java : Les temples de Prambanan et Borobudur

En un dimanche ensoleillé, nous allons visiter le site hindouiste de Prambanan. Ce sont des temples qui sont en restauration depuis 1950. La plupart des temples (les principaux) sont terminés, mais il y a encore de nombreux tas de pierres dans la plaine, qui ne demandent qu'à être assemblés. C'est bien évidemment plus simple à dire qu'à faire, cela prend énormément de temps et coûte beaucoup d'argent. De plus, il y a eu un tremblement de terre en 2006 qui les a obligés à recommencer une partie des constructions. On comprend mieux le prix énorme des tickets d'entrée pour les touristes, 225 000 roupies (16 euros actuellement).

L'ensemble principal, Candi Prambanan, est composé de 6 temples. Les 3 plus grands représentent chacun un dieu, Brahma, Vishnu et Çiva, ainsi que 3 autres plus petits pour leurs montures. L'ensemble est très reposant, malgré le nombre de visiteurs et tous les jeunes qui nous demandent de poser en photo  avec eux ! Oui on se la raconte un peu maintenant. On vous laisse admirer les photos.

Pose à la chinoise ...





Saint Jeremy




Un des nombreux bas relief


Nous faisons ensuite un tour dans le parc de 60 hectares, très bien entretenu lui aussi. Au moins ils savent mettre les monuments en valeur. Sur le chemin, nous explorons deux temples en ruine.

Après une bonne marche sous le soleil, nous arrivons devant Candi Sewu, complexe bouddhiste, construit de 780 à 810. C'est toujours étonnant de voir comment deux religions aussi différentes que le bouddhisme et l'hindouisme peuvent cohabiter sur un même site. Nous sommes quasiment seuls pour l'explorer, ce qui nous surprend un peu. En effet, ce temple entouré de 240 stupas (!) n'a rien à envier à Candi Prambanan. Jugez en par vous même.


Ganesh à l'entrée d'un petit musée 


Après un arrêt au stand pour faire le plein, nous rentrons sur Yogyakarta, où se trouve notre guesthouse. Sur la route, nous passons devant une jolie mosquée, dont voici le minaret.



Le lendemain, nous allons visiter le site bouddhiste de Borobudur, tout aussi immense et impressionnant. C'est le plus grand monument bouddhique du monde ! Construit avec 1 600 000 blocs de pierres volcaniques entre le VIIIe et le IXe siècle, il est en forme de pyramide et décoré de 5km de bas relief. Il a été entièrement démonté et reconstruit avec des techniques plus modernes dans les années 50, car il s'affaissait, en raison de l'infiltration de l'eau dans les pierres qui sont très poreuses. 



Vue sur la jungle depuis l'entrée






Nous avons vu beaucoup d'hommes qui nettoient le temple. Ils grattent les pierres à l'aide d'une petite baguette en bois, afin d'enlever la mousse. Fastidieux ! On pense que l'utilisation de ce matériel s'explique par la fragilité des pierres, pas question de passer le Karcher ...


Les nombreux stupas au sommet du temple. Chacun renferme un bouddha.





Ainsi s'achève notre visite, retour une nouvelle fois à Yogyakarta. 
Pour notre prochaine étape, nous allons découvrir le mont Bromo, volcan en sommeil à l'est de Java. Vivement !

lundi 20 avril 2015

Java : Yogyakarta


Nous entamons la dernière étape de notre périple, l’Indonésie. Nous attendons beaucoup de ce pays, on a donc décidé d’allonger notre séjour sur place de 15 jours pour faire tout ce qu’on veut. En 45 jours nous visiterons les iles de Java, Bali et Lombok. En effet, l’Indonésie est un pays très étendu et il faut faire des choix.

Nous sommes arrivés à Jakarta le 13 avril, et nous ne nous attarderons pas dans la capitale. Il faut dire qu’elle est uniquement industrielle et il parait qu’elle ne possède aucun intérêt pour nous touristes. C’est peu de le dire ! C’est de loin la pire ville que l’on ai vu. C’est pollué, sale, embouteillé, irrespirable, beaucoup de mendicité et de drogués … etc. En plus les hébergements y sont plus chers qu’ailleurs. Un cauchemar on vous dit ! On passe seulement une journée là bas le temps d’organiser nos déplacements, notamment réserver nos billets de train. 

On file ensuite sur Yogyakarta, première vraie étape de notre séjour indonésien. A cette occasion, nous avons le plaisir de prendre le train, qui n’a rien à envier à notre TGV ! Ultra confortable en classe « exclusif », le personnel de la compagnie y est très serviable et aux petits soins :)

Les 7h30 de train et les 550km avalés, on arrive en gare de « Yogya ». L’avantage principal de cette ville c’est sa situation proche des sites de Prambanan et Borobudur, respectivement hindouistes et bouddhiques. C’est aussi la ville des batiks, technique qui consiste à imprimer des motifs sur des étoffes, ou encore des wayang, spectacles d’ombres de marionnettes. Ci-dessous, des photos de nos quelques jours dans cette ville sympathique. 


Nous avons rencontré beaucoup d'étudiantes qui nous ont posé des questions sur notre voyage en Indonésie. En photo, un des nombreux groupes, en uniforme. 



A ne pas reproduire chez soi avec un vrai !


Nous sommes allés visiter le palais du sultan, le Kraton. Le sultan habite toujours sur place, il ouvre aimablement ses portes aux visiteurs tous les matins. Faut bien payer le personnel ! Sympa le palais, immense surtout, mais pas transcendant. La partie la plus belle c'est les différents pavillons à l'extérieur. 




Pour poursuivre notre journée, nous nous rendons dans une fabrique de cigares célèbre, Taru Martani. Marion a même pu en faire un ! Finalement c'est très simple à faire : séchage des feuilles de tabac, roulage et emballage. 


Pour revenir à notre guesthouse, nous faisons appel aux services d'un petit papi au guidon de son vélo tuk tuk. Pas rapide, ni efficace ! C'est nous qui lui avons indiqué, tant bien que mal, la route à suivre. Heureusement il était gentil !


Jeremy qui pose devant le mur de la rue de notre guesthouse. Yogyakarta est une ville d'artistes. 


Le lendemain nous sommes allés visiter le musée de la ville, très enrichissant. En plus nous avons rencontré un des artistes qui confectionnent les marionnettes pour le spectacle wayang. Il fait des trous à l'aide d'une tige et d'un marteau dans une peau de boeuf préalablement séchée. Il met en moyenne 2 semaines à réaliser une pièce.


Les marionnettes passent ensuite à la peinture, étape qui prend 3 semaines en moyenne. Il faut passer plusieurs couches, souvent ce ne sont pas les mêmes motifs au recto et au verso. 


Voila c'est tout pour Yogya. Néanmoins, nous logeons toujours dans cette ville et nous faisons cap sur Prambanan et Borobudur les deux jours suivants.